FAQ: Thrombose hémorroïdaire

 

Pr. Jean DENIS

Sommaire

  • Je fais des thromboses à répétition. Comment les éviter ?
  • On m'a incisé une thrombose. C'est revenu le lendemain. Pourquoi ?
  • J'ai parfois une petite tuméfaction dure à l'anus totalement indolore. Mon médecin m'a dit qu'il s'agit d'une thrombose hémorroïdaire et ne me donne pas de traitement. Que faire ?
  • Quand je fais une thrombose, j'ai peur que le caillot me donne une embolie pulmonaire.
  • Presque à chaque règle, je fais une thrombose hémorroïdaire. Pourquoi ? Que faire ?
  • Existe-t-il un sport à déconseiller pour éviter les thromboses ?
  • Je fais souvent des thromboses. Puis-je me faire sodomiser ?
  • Je fais de fréquentes thromboses. Puis-je guérir par des scléroses ou de l’infrarouge ?
  • Je fais des thromboses à répétition. Quel régime faut-il faire ?
  • Je suis enceinte et j'ai une volumineuse thrombose. Que peut-on faire ?

Réponses :

Je fais des thromboses à répétition. Comment les éviter ?

Il n'existe pas de traitement préventif réellement efficace des poussées de thromboses. Si vous avez constaté l'existence de facteurs déclenchant, il est préférable de les éviter ; un transit intestinal régulier est également souhaitable. Si votre qualité de vie est grandement perturbée, un traitement chirurgical radical peut être envisagé.

On m'a incisé une thrombose. C'est revenu le lendemain. Pourquoi ?

L'incision simple permet d'évacuer facilement le caillot mais parfois les lèvres de la plaie se ressoudent très rapidement et un peu de sang peut continuer à couler formant un hématome qui ne peut pas s'évacuer. Ce n'est pas à proprement parler une récidive. Dans ce cas, il est préférable d'enlever un couvercle cutané pour que cela ne se produise pas.

J'ai parfois une petite tuméfaction dure à l'anus totalement indolore. Mon médecin m'a dit qu'il s'agit d'une thrombose hémorroïdaire et ne me donne pas de traitement. Que faire ?

Rien. Votre médecin est un bon médecin, n'en changez pas.

Quand je fais une thrombose, j'ai peur que le caillot me donne une embolie pulmonaire.

C'est tout à fait impossible ; le caillot est complètement bloqué dans le réseau hémorroïdaire et ne peut pas migrer vers les poumons.

Presque à chaque règle, je fais une thrombose hémorroïdaire. Pourquoi ? Que faire ?

On ne sait pas de façon précise pourquoi on peut faire des thromboses lors des règles. Il existe au niveau du tissu hémorroïdaire une grande concentration de récepteurs hormonaux (analogue à celle observée au niveau de l'aréole du sein), un facteur hormonal est probable, associé à une modification du transit intestinal qui est ralenti. Il faut essentiellement régulariser ce transit et bien lubrifier le canal anal par des suppositoires. La prescription courte de phlébotoniques fortement dosés peut être efficace mais n'a pas fait l'objet d'études scientifiques.

Existe-t-il un sport à déconseiller pour éviter les thromboses ?

Non, sauf si vous avez constaté qu'il déclenche systématiquement une poussée de thrombose.

Je fais souvent des thromboses. Puis-je me faire sodomiser ?

Il n'y a pas a priori de rapport entre les thromboses et une sodomie consentie et bien faite.

Je fais de fréquentes thromboses. Puis-je guérir par des scléroses ou de l'infrarouge ?

Les scléroses et plus généralement les traitements instrumentaux ne préviennent pas les thromboses.

Je fais des thromboses à répétition. Quel régime faut-il faire ?

Si vous avez remarqué de façon répétitive qu'un aliment ou une boisson vous déclenche une poussée de thrombose, il faut éliminer ces facteurs. Sinon, il faut un transit intestinal régulier.

Je suis enceinte et j'ai une volumineuse thrombose. Que peut-on faire ?

Ces thromboses surviennent habituellement au 3ème trimestre de la grossesse. Dans la majorité des cas cette thrombose est œdémateuse pendant 3 à 4 jours et il faut alors utiliser un traitement médical (en prohibant l’anti inflammatoire non stéroïdiens) : corticoïdes locaux, crèmes adoucissantes, régulateurs du transit intestinal. En l'absence d'œdème on peut proposer une excision sous anesthésie locale.