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ESPACE
PATIENT |
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VOUS
ALLEZ AVOIR... UNE CRYOTHÉRAPIE DES HÉMORROIDES |
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Principes de la cryothérapie
Comme pour les autres traitements instrumentaux (photocoagulation
infra rouge, ligature élastique, injection sclérosante,
électrocoagulation mono ou bipolaire), la cible de la cryothérapie
est la maladie hémorroïdaire interne. Le but de ce traitement
est de traiter des saignements liés aux hémorroïdes
internes et de réduire un prolapsus de grade moyen ou faible.
Ces traitements ne sont en aucun cas à appliquer en cas de
thrombose hémorroïdaire. Pour atteindre ce but, les
traitements instrumentaux vont créer au sommet des hémorroïdes
internes une zone de fibrose aboutissant à la fixation des
hémorroïdes internes dans le canal anal et à
l'obturation du réseau vasculaire superficiel. Le matériel
utilisé (cryode) n'est pas à usage unique et nécessite
donc une procédure rigoureuse de décontamination et
de désinfection.
La cryothérapie utilise le froid pour obtenir une nécrose
du tissu hémorroïdaire interne. Deux types de matériel
existent : les appareils à azote liquide et les appareils
à protoxyde d'azote. Le patient est installé en position
genu-pectorale ou en position de Sim's. L'anuscope permet d'exposer
la muqueuse sus-hémorroidaire sur laquelle sera appliquée
la cryode.
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Trois procédures de traitement
ont été décrites :
- La " cryo-destruction
" où la muqueuse sus-hémorroïdaire était
congelée pendant 2 à 3 minutes laissant place à
une zone de nécrose source de douleurs et de suintements.
Cette technique n'est plus guère utilisée aujourd'hui
;
- La " cryo-sclérose
" où la cryode n'est appliquée que pendant
une courte durée n'excédant pas 30 à 60 secondes.
Les effets secondaires semblent moins fréquent et cette
technique garde encore un certain succès auprès
de quelques proctologues ;
- La " cryo-ligature
". Le traitement repose alors sur une ligature première
de la muqueuse sus-hémorroïdaire qui sera ensuite
congelée à l'aide de la cryode. Cette technique
est, elle aussi, progressivement abandonnée ; ses résultats
n'étant pas supérieur à ceux de la ligature
seule et ses complications plus fréquentes.
Risques
Faute d'études contrôlées et prospectives, les
effets secondaires de la cryothérapie sont difficilement
évaluables. Avec la cryo-destruction (aujourd'hui abandonnée),
le suintement anal était quasi constant, les douleurs nécessitant
le recours aux antalgiques survenaient dans 1/3 des cas et 5% des
patients avaient des saignements importants après une séance
de cryothérapie. Ces effets secondaires sont moindre avec
la cryo-sclérose, seule technique de cryothérapie
encore pratiquée. L'utilisation de laxatifs, d'antalgiques
et de traitements locaux par pommade ou crème peut permettre
de les minimiser.
Résultats
Aucune des techniques utilisant la cryothérapie des hémorroïdes
n'a fait l'objet d'étude comparative contrôlée.
Les résultats rapportés dans certains articles sont
donc basés uniquement sur des expériences personnelles
isolées sans aucune validation scientifique.
Depuis quelques années, la cryothérapie est progressivement
abandonnée et se trouve avantageusement remplacée
par des techniques instrumentales validées déjà
rapportées dans Proktos.com.
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Abramovitz
L, Godeberge Ph, Staumont Gh, Soudan D. Recommandations pour
la Pratique Clinique sur le traitement de la maladie hémorroïdaire.
Gastroenterol Clin Biol 2001 ; 25 :674-702 .
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De Parades
V, Bauer P, Parisot C, Atienza P. Traitement de la maladie hémorroïdaire.
Gastroenterol Clin Biol 200 ;24 :1211-1222.
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Dr. Franck DEVULDER
Mis en ligne en Avril 2005
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