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QU'EST CE QUE L'INFLIXIMAB ET QUELLES SONT SES
INDICATIONS ?
L'infliximab agit en inhibant une protéine
produite en excès au cours des maladies inflammatoires (maladie
de Crohn et rectocolite hémorragique) appelée le TNF
alpha.
Cette molécule neutralise le TNF alpha de façon spécifique.
Pour la synthèse de l'infliximab, on utilise des cellules
humaines pour 75% de la molécule et des cellules de souris
pour 25%.
Le médicament est injecté dans le corps humain par
perfusion intra-veineuse et reste présent dans l'organisme
2 à 3 mois avant être détruit. Les indications
sont la maladie de Crohn, avec ou sans fistule, si cette maladie
résiste aux corticoïdes et aux immunosuppresseurs ou
si ces médicaments ne sont pas tolérés.
Plus récemment, l'infliximab a été autorisé
pour traiter la rectocolite hémorragique.

Figure : Le
Rémicade est un anticorps monoclonal chimérique homme-souris.
MODALITES D'EMPLOI
Le schéma thérapeutique
peut comporter une seule perfusion suivie de perfusions à
la demande en cas de rechute, ou comporter une phase d'entretien
avec des perfusions aux semaines 0, 2 et 6 puis toutes les 8 semaines.
La durée de perfusion est de 2 heures mais quelquefois plus
longue si des phénomènes d'intolérance surviennent.
Une surveillance pendant au moins une heure est nécessaire
après la fin de la perfusion. Avant la perfusion, il est
souvent indiqué d'injecter du produit visant à améliorer
la tolérance (cortisone, antihistaminiques).
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PRECAUTIONS D'EMPLOI
Votre médecin s'assurera avant de débuter le traitement
qu'il n'existe pas de contre-indication :
- Recherche d'une infection comme un abcès abdominal ou d'autre
localisation. Cet abcès pourrait s'aggraver avec le traitement.
- Dépistage d'une infection latente notamment d'une tuberculose
passée inaperçue.
Le traitement par infliximab n'entraîne pas de tuberculose
mais peut aggraver une tuberculose latente. Le bilan comprend un
interrogatoire (antécédents de tuberculose dans la
famille ou les proches, antécédent de vaccin BCG),
un examen clinique, une radiographie du thorax et une intra-dermo-réaction
à la tuberculine.
- Recherche d'antécédents de maladie neurologique
comme une sclérose en plaques et d'une insuffisance cardiaque.
SUIVI DU TRAITEMENT
Au cours du traitement peuvent apparaître
des effets secondaires :
- Phénomènes d'intolérance ou d'allergie
: Ils sont dus au fait que l'infliximab est une molécule
étrangère à l'organisme partiellement d'origine
murine (souris). Au cours de la perfusion, vous pouvez développer
une gêne respiratoire, un malaise, un gonflement du visage,
une baisse de la pression artérielle. Il faut soit ralentir
soit arrêter la perfusion selon l'intensité des symptômes.
Plus rarement des réactions retardées (8-10 jours
après la perfusion) peuvent survenir : fièvre, douleurs
articulaires ou musculaires, éruptions cutanées. Ces
réactions peuvent nécessiter l'arrêt du médicament.
- Infection : Outre le risque de réactivation de tuberculose
qui doit être évité par les précautions
prises avant le traitement, il a été rapporté
des pneumonies ou des infections à des microbes rares ainsi
que des aggravations d'hépatite B non traitée.
- Cancers, lymphomes : Actuellement il n'existe pas de preuve
d'augmentation de la fréquence des affections cancéreuses,
notamment des lymphomes.
- Grossesse : l'infliximab est contre-indiqué pendant
la grossesse.
En résumé, ce médicament très
efficace nécessite des précautions strictes d'emploi.
Vous devez signaler tout événement anormal pendant
ou entre les perfusions à votre médecin.
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