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Quel est le principe du traitement ?
La photocoagulation infrarouge est réalisée à
l'aide d'un appareil (photo 1) permettant de transformer en chaleur
le rayonnement émis par une ampoule de tungstène focalisé
sur une tige en quartz au point d'application.

Figure 1 : appareil de photocoagulation
infrarouge.
Comment se déroule
le traitement ?
Ce traitement réalisé au cabinet du médecin
dure quelques minutes et ne nécessite aucune préparation
ou anesthésie. L'appareil, en forme de pistolet, est muni
d'une tige recouverte d'un embout téflonné (photo
2) permettant à la tige de ne pas " coller " à
la muqueuse une fois la coagulation réalisée.

Figure 2 : embouts téflonnés.
En position génu-pectorale le
plus souvent (voir examen
en proctologie), à travers un anuscope, l'extrémité
de l'appareil est appliquée au sommet des paquets hémorroïdaires.
L'appareil est mis sous tension ce qui délivre le rayonnement
pendant 0,5 à 2 secondes et entraîne une petite brûlure
au point d'application (photos 3 et 4).

Figure 3 : délivrance du rayonnement infrarouge.

Figure 4 : impacts de photocoagulation.
Plusieurs impacts sont réalisés
sur la circonférence anale. La cicatrisation se fait en trois
semaines environ. Elle entraîne une cicatrisation fibreuse
locale et une coagulation des petits vaisseaux. En règle
générale, 2 à 3 séances espacées
de 2 à 4 semaines sont réalisées.
Quelles sont les suites de ce traitement ?
Aucune complication ou séquelle grave de la photocoagulation
infrarouge n'est à ce jour décrite. Le traitement
est indolore ou entraîne rarement une gêne très
modérée transitoire (20% des cas environs) qui se
prolonge au maximum 48 heures (5% des cas). Aucun arrêt de
travail n'est nécessaire. Dans 5 à 25% des cas, surviennent
de discrets saignements pendant 7 à 10 jours. Il faut de
plus savoir que l'embout téflonné est changé
entre chaque malade et stérilisé, il n'y a pas de
risque de transmission d'infection par ce biais.
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