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ESPACE
PATIENT |
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FAQ
DIVERTICULOSE SIGMOIDIENNE
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Sommaire |
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Réponses |
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Qu'est
ce que la diverticulose sigmoïdienne ? |
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Un diverticule est une petite hernie
de la paroi du côlon. La diverticulose colique est définie
par la présence de plusieurs diverticules dont le nombre
est très variable. Leur siège est généralement
situé au niveau du côlon sigmoïde, parfois étendu
à tout le cadre colique mais jamais au niveau du rectum.
Plusieurs facteurs semblent favoriser leur survenue tels que l'âge
ainsi qu'une alimentation pauvre en fibres.
Chaque diverticule constitue une poche où les selles vont
pénétrer, stagner et parfois se dessécher en
formant un calcul stercoral (ou coprolithe) qui est susceptible
de provoquer des érosions traumatiques ou des " bouchons
". Ainsi, peut se faire progressivement le passage d'une forme
simple à un forme compliquée de diverticulose soit
de type hémorragique (concerne plutôt les diverticules
situés au niveau du colon droit) ou soit de type inflammatoire
avec le risque de perforation, d'abcès ou de péritonite
(concerne seulement ceux situés au niveau du colon gauche).
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Quelles
différences entre diverticulose et diverticulite ? |
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Le diagnostic de diverticulose
est le plus souvent fortuit (diagnostic radiologique au lavement
ou au scanner) car ces anomalies sont fréquentes et elles
ne produisent le plus souvent aucune plainte. Ainsi la diverticulose
n'est pas une maladie mais une anomalie anatomique, et ne nécessite
donc aucun traitement. Il peut coexister parfois un tableau de colopathie
fonctionnelle avec des douleurs abdominales et/ou des troubles du
transit (constipation - diarrhée), mais alors, les diverticules
ne sont pas responsables des plaintes.
La diverticulite sigmoïdienne a une traduction clinique peu
spécifique et associe des douleurs abdominales de la fosse
iliaque gauche et/ou de l'hypogastre, de la fièvre, des troubles
du transit. Le bilan biologique montre un syndrome inflammatoire
(CRP élevée) et infectieux (hyperleucocytose).
En fait, seule l'imagerie permet d'affirmer la complication infectieuse
de la diverticulose. Ni le cliché d'abdomen sans préparation
(ASP), ni le lavement ne sont utiles en première intention
chez un patient cliniquement suspect de diverticulite. Seule le
scanner est l'examen de référence. Il permettra d'une
part de confirmer le diagnostic en objectivant à la fois
des diverticules mais également leurs complications (épaississement
de la paroi du colon, modification de la graisse qui entoure le
colon, abcès et d'autre part, d'établir la gravité
(présence d'un abcès péricolique et/ou présence
de d'air ou de produit de contraste en dehors du colon).
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Quels
traitements en urgence de la diverticulite sigmoïdienne ? |
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1/ En cas de stade I et II
de Hinchey (abcès péri colique et pelvien) la ponction
+/- drainage de l'abcès sous contrôle radiologique
(ponction et mise en place d'un drain dans la cavité de l'abcès
sans intervention) avec antibiothérapie doit être proposée
en première intention. Néanmoins, en cas d'échec
ou d'impossibilité de celui-ci, une ablation de la zone de
colon intéressé par l'inflammation avec rétablissement
immédiat de la continuité digestive (éventuellement
protégée par un anus artificiel temporaire) par laparoscopie
peut être réalisée.
2/ En cas de péritonite généralisée
(stade III ou IV de Hinchey), le traitement chirurgical de référence
est consiste à enlever chirurgicalement la portion de colon
malade, de fermer la partie basse du colon qui est dans la continuité
de l'anus (rectum) et de mettre l'autre extrémité
du colon à la peau (colostomie ou anus artificiel). Le principal
risque est de ne jamais rétablir la continuité digestive,
notamment chez les sujets âgés et à haut risque
chirurgical. Ainsi, actuellement, il est préférable,
si les conditions locales le permettent, de proposer d'emblée
une résection anastomose avec stomie temporaire de protection
(comme l'approche proposée ci-dessus).
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Que
faire une fois que l'épisode d'infection a été
contrôlé ? |
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Le traitement chirurgical "à
froid" (sigmoïdectomie prophylactique), dont l'objectif
est de prévenir les poussées ultérieures de
diverticulite, et surtout leurs complications éventuelles
est sujet à controverses. L'essor récent de la chirurgie
colorectale par coelioscopie a favorisé l'attitude "agressive"
chirurgicale de colectomie prophylactique sans que celle ci ne soit
forcément justifiée. Le préambule indispensable
à cette discussion est d'avoir la preuve formelle de chaque
crise de diverticulite (prouvée par TDM) et d'éviter
de porter une indication chirurgicale chez un patient souffrant
d'un autre trouble digestif comme une colopathie fonctionnelle.
La colectomie sigmoïdienne est indiquée quel que soit
le nombre de poussées et quel que soit l'âge, chez
les patients à haut risque de récidive, c'est-à-dire
ceux présentant une forme compliquée clinique et/ou
radiologique, c'est-à-dire avec fistule et/ou abcès.
Il n'existe pas de consensus concernant les patients âgés
de moins de 50 ans, aussi à risque plus élevé
de récidive, ayant eu une première crise non compliquée.
De plus, le bénéfice réel de la chirurgie prophylactique,
même après deux ou trois poussées, chez tous
les autres patients (c'est-à-dire de plus de 50 ans, et/ou
avec poussée non sévère au scanner) n'est pas
clairement démontré. En effet, chez ces patients,
le risque de présenter une poussée ultérieure
grave est très faible (inférieur à 5%).
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Que
faire lorsque les diverticules se compliquent de saignements ? |
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La place du traitement chirurgical
s'est considérablement réduite du fait des progrès
des traitements médicaux, radiologiques et endoscopiques.
Une origine diverticulaire est retrouvée dans 25 à
40% des causes d'hémorragie digestive basse. Plus de 80%
des épisodes hémorragiques vont s'arrêter spontanément
mais le taux de récidive est élevé (25% des
cas).
L'indication chirurgicale peut être posée d'emblée
chez des patients qui présentent soit d'emblée une
hémorragie abondante avec un retentissement hémodynamique
sévère. La chirurgie peut également être
indiquée lorsque le saignement récidive précocement
après un premier épisode ou lorsqu'il persiste après
échec des procédés thérapeutiques radiologiques
(artériographie) ou endoscopiques. Lorsqu'il faut traiter
un saignement d'origine diverticulaire, la grande difficulté
que rencontrent les médecins est celle d'identifier précisément
le site du saignement. Deux examens sont proposés pour essayer
de localiser la cause du saignement : la coloscopie totale (avec
éventuellement un geste endoscopique du traitement du saignement
dans le même temps) et le scanner avec injection iodée
intraveineuse.
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Voir
la page Diverticulose sigmoïdienne
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Dr. Frédéric BRETAGNOL,
Pr. Yves PANIS
Mis en ligne en mai 2007
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