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Les hémorroïdes
augmentent-elles le risque de cancer de l'anus ou de l'intestin ? |
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En dépit d'une opinion parfois
répandue, les hémorroïdes ne se compliquent pas
de cancer. Des études analysant systématiquement au
microscope les hémorroïdes opérées, montrent
que la fréquence de cellules cancéreuses est extrêmement
basse au point qu'il n'est pas conseillé au chirurgien de
faire réaliser un examen microscopique des hémorroïdes
qu'il opère.
Par contre, les signes qui révèlent un cancer de l'anus
ou de l'intestin peuvent être tout à fait comparables
à ceux des hémorroïdes : tuméfaction anale,
saignement
C'est pourquoi, il est souvent conseillé
de faire non seulement un bon examen de l'anus mais aussi une exploration
(coloscopie) de tout ou partie du gros intestin d'amont (colon).
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Les hémorroïdes
persistent-elles après chirurgie ? |
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Le traitement chirurgical est
le traitement le plus efficace des hémorroïdes : il
est exceptionnel que des personnes soient opérées
deux fois dans leur vie d'hémorroïdes : cependant, il
existe parfois une confusion sur la nature de la chirurgie effectuée.
L'ablation sous anesthésie locale d'une zone hémorroïdaire
externe occupée par un caillot (thrombose hémorroïdaire
externe) est considéré par beaucoup de personnes comme
un geste chirurgical des hémorroïdes. Il n'a pourtant
pas pour but d'enlever les hémorroïdes mais d'effectuer
l'ablation du caillot douloureux sous tension: les récidives
sont donc possibles après ce traitement limité.
Le traitement chirurgical des hémorroïdes dans sa forme
habituelle consiste à enlever les trois groupes hémorroïdaires
les plus importants et à lier, à leur sommet, les
vaisseaux qui les irriguent (pédicule vasculaire). On parle
d'hémorroïdectomie pédiculaire : l'hémorroïdectomie
de Milligan Morgan est la méthode la plus souvent utilisée
en Europe. Le chirurgien va donc laisser entre les plaies un tissu
hémorroïdaire au sein des zones non opérées
(ponts). Cela explique pourquoi il persiste souvent un réseau
d'hémorroïdes habituellement peu marqué lorsqu'on
examine l'anus à distance de la chirurgie. Un petit nombre
de sujets opérés des hémorroïdes selon
cette technique peuvent voir réapparaître des signes
plusieurs années après le geste (en règle générale,
moins d'une personne sur cinq). Ces signes peuvent nécessiter
la réalisation d'un traitement supplémentaire qui
est effectué le plus habituellement en consultation (sclérose,
ligature élastique).
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remonter : 
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Peut-on éviter
la survenue de thromboses hémorroïdaires ? |
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La thrombose hémorroïdaire
externe se traduit par une tuméfaction douloureuse siégeant
à l'entrée du canal anal. C'est en quelque sorte un
" accident " isolé sans lien habituel avec les
signes chroniques autres des hémorroïdes. Chez certaines
personnes, ces accidents se reproduisent de façon parfois
préoccupante à l'occasion de la période des
règles, d'un effort physique important (compétition),
d'un accouchement, d'un épisode de constipation. On ne connaît
pas aujourd'hui de traitement médical ou instrumental ayant
fait la preuve de son efficacité pour empêcher la survenue
de thromboses hémorroïdaires externes
exceptée
la chirurgie classique d'hémorroïdectomie pédiculaire.
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Les douleurs anales
importantes sont-elles le plus souvent en rapport avec les hémorroïdes
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En dehors des cas précis
de complications (thrombose hémorroïdaire), les hémorroïdes
sont rarement responsables de douleurs importantes de l'anus. Elles
occasionnent le plus habituellement des sensations de brûlures
ou de cuisson majorées par le passage des selles et évoluant
sur d'assez courtes périodes. Les douleurs hémorroïdaires
sont donc en règle générale modérées
dans leur intensité.
Des douleurs anales importantes doivent faire rechercher une autre
cause que les hémorroïdes : fissure (déchirure
associée à un spasme des muscles de l'anus), abcès
(infection sous tension au niveau de l'anus), cancer ou accumulation
excessive de matières dans la partie terminale de l'intestin
(fécalome).
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remonter : 
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Peut-on affirmer
une cause hémorroïdaire sur l'aspect d'un saignement anal
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Le saignement provoqué
par les hémorroïdes survient le plus souvent au moment
de la défécation, il entoure les selles ou survient
immédiatement après. Il peut être spectaculaire
par sa brutalité de survenue et son volume apparent (tapisse
la cuvette des toilettes) : il est habituellement très rouge
(un peu à la façon d'un saignement de nez). Il ne
persiste pas longtemps mais peut se reproduire à chaque selle.
Malheureusement, ces signes sont parfois observés dans d'autres
situations que les hémorroïdes : en cas d'inflammation
(rectite ou rectocolite) ou de cancer du rectum en particulier
C'est pourquoi, il est conseillé de faire non seulement un
bon examen de l'anus mais aussi une exploration (coloscopie) de
tout ou partie du gros intestin d'amont (colon) avant d'affirmer
que le saignement est bien en rapport avec les hémorroïdes
(on parle de diagnostic d'exclusion parce qu'il nécessite
d'avoir recherché et éliminé les autres causes
de saignement).
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Le régime
alimentaire est-il nécessaire au traitement des hémorroïdes
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Beaucoup de personnes souffrant
d'hémorroïdes ont un sentiment de culpabilité
vis-à-vis de leur alimentation. Elles demandent souvent quel
type de régime entreprendre et quels aliments exclure de
leur alimentation.
En dépit des cas particuliers rapportés par les malades
ou en dépit des convictions de certains médecins,
il n'existe que peu de preuves de la responsabilité d'aliments
dans la survenue des crises hémorroïdaires : vins blancs,
vins de bourgogne, café, épices en tous genres
De la même façon, il est souvent conseillé une
hygiène propice à la bonne santé des hémorroïdes
: exercice physique, boissons abondantes
Ces conseils ne
sont pas fondés aujourd'hui sur des niveaux de preuve suffisants
pour inciter la personne souffrant d'hémorroïdes à
un régime particulier
A une exception près
: celui des fibres alimentaires ou de laxatifs non irritants (mucilages)
qui diminuent la survenue de saignements.
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