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La survenue
de condylomes anaux est-elle toujours liée à une contamination
vénérienne ? |
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La transmission non vénérienne
du virus HPV par d'autres voies est probable en raison de sa résistance
et de sa forte contagiosité, mais ceci reste assez rare.
Une contamination indirecte à partir d'objets ou de linge
de toilette partagés, ou avec des mains ayant été
en contact avec les zones cutanées infectées est possible.
La possibilité d'une auto-contamination à partir de
verrues vulgaires semble également possible. Ceci pourrait
expliquer la survenue de condylomes ano-génitaux en l'absence
de rapport sexuel, en particulier chez l'enfant. La transmission
d'une mère contaminée au niveau génital à
son enfant lors de l'accouchement a également été
suggérée, puisque l'incubation peut être dans
certains cas de plusieurs années
Ces situations particulières
sont dans la pratique toujours délicates à appréhender.
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La survenue
de condylomes anaux est-elle toujours liée à une sodomie
? |
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La présence de condylomes
anaux est assez fréquente même en dehors de relation
sexuelle avec pénétration anale. En effet la contamination
se produit par un simple contact cutané avec une zone infectée,
possible via une main contaminée qui sert de vecteur, ou
quelquefois par auto-contamination à partir d'une infection
génitale. La présence de condylomes exclusivement
dans le canal anal reste cependant le plus souvent liée à
un acte de pénétration.
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L'utilisation
de préservatif est-elle suffisante pour prévenir toute
contamination de mon partenaire sexuel ? |
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L'utilisation de préservatifs
limite les risques de transmission du virus HPV lors des rapports
sexuels, mais cette protection est souvent insuffisante car elle
n'évite pas la contamination classique par contact cutané
direct, en particulier s'il existe des lésions condylomateuses
périnéales diffuses, lors de préliminaires
sexuels non protégés ou si le mode de pratiques sexuelles
le favorise.
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J'ai
été traité pour des condylomes de l'anus. Est-ce
que je risque un cancer de l'anus dans l'avenir ? |
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Les condylomes de l'anus sont
une pathologie fréquente, et le cancer de l'anus est une
maladie rare : les risques sont donc mineurs en dehors d'un contexte
d'immunodépression qui nécessite pour certains une
surveillance régulière systématique. Toutefois
tout symptôme anal qui persiste chez un patient ayant eu dans
le passé des condylomes anaux doit conduire à une
consultation spécialisée en proctologie.
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