La salle d’examen : un appareillage simple
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Elle doit comporter au minimum une table
d’examen assez large, permettant au médecin d’avoir accès
au pied et au bord droit. Une bonne source lumineuse orientable
(spot sur pied) est également nécessaire.
La présence d’un aide n’est pas indispensable, mais elle rassure
et facilite les gestes lors de l’examen. Cela peut représenter,
de surcroît, une protection sur le plan médico-légal.
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L’examen physique : |
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Installation :
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Lorsque
l’examen proctologique est effectué de façon systématique dans
le cadre d’une
pathologie
digestive, on commencera par l’examen de l’abdomen et des aires
ganglionnaires
sur un malade en décubitus dorsal.
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Lorsque
la symptomatologie d’appel est ano-rectale, il est préférable
de commencer par
l’examen
proctologique puis de contrôler l’abdomen.
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L’examen
proctologique sera effectué d’emblée en position genu-pectorale,
joue posée sur la table,
le dos cambré, ce qui permet d’avoir immédiatement la meilleure
visualisation de la  région
ano-périnéale.
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Si la
position genu-pectorale n’est pas techniquement possible,
ou si le malade ou le
médecin
ne sont pas à l’aise, on pourra utiliser la position en décubitus
latéral gauche,
tête
de la table défléchie, fesses au bord de la table, cuisses
fléchies, la droite plus haute
que la
gauche.
Le médecin peut s’asseoir à côté de la table
d’examen.
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Du périnée, sillon interfessier, marge, appareil
génital. Les mains gantées, on écarte les fesses, déplisse l’anus.
Les mains gantées, on écarte les fesses, déplisse l’anus.
Cet examen, pratiqué au repos et en
poussée recherche les pathologies ano-périnéales (tumeur, ulcération,
suppuration, hémorroïdes compliquées ou non, marisques, fissure...),
mais aussi un trouble de la statique pelvienne (prolapsus...).
Carcinome épidermoïde.
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Hémorroïde thrombosée.
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Marisques.
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Fissure.
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Prolapsus hémorroïdaire antéro-droit.
L’index palpe le pourtour de la marge
anale avant de réaliser le toucher anal puis rectal.

Palpation : recherche d’une tuméfaction,
d’une induration et appréciation de la sensibilité
Toucher anal, puis rectal : |
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Le doigt à plat et lubrifié amadoue
le sphincter, puis s’engage dans le canal anal. L’introduction limitée
à la première phalange en permet l’exploration et ce, sur la totalité
de sa circonférence.
Le doigt à plat amadoue le sphincter…
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…s’engage dans le canal anal.
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Le doigt est introduit plus profondément.
Puis le doigt est introduit plus profondément :
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à
la partie haute du canal anal, on apprécie en arrière l’état
de la sangle du muscle pubo-
rectal,
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le
toucher explore ensuite toutes les faces rectales
en particulier
antérieure, examinant la
prostate
chez l’homme et la cloison recto-vaginale
chez la
femme (le doigt en crochet évalue la
profondeur
d’une éventuelle rectocèle lors des efforts
de poussée)
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le
toucher vaginal est souvent utile : on recherche
une induration,
une sensibilité particulière, on
apprécie
la musculature anopérinéale.
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En position genu-pectorale, il est aisé
de pratiquer, à la suite de la palpation et des touchers anal et
rectal, une anuscopie parfois suivie d’une rectoscopie ou d’un geste
local.
L’anuscopie, pour compléter l’examen |
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Anuscope jetable.
On peut compléter l’examen par l’anuscopie, couramment
pratiquée par un gastro-entérologue, mais qui peut l’être au cabinet
du médecin généraliste avec un minimum d’équipement :
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anuscope
jetable,
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source
lumineuse horizontale derrière le médecin.
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Elle se fera en position genu-pectorale,
meilleure position pour visualiser le canal et le rectum ou, à défaut
en décubitus latéral gauche.
Toujours précédée d’un toucher, l’introduction douce de l’anuscope
enduit d’un gel lubrifiant est le plus souvent facile et indolore
(sauf cas de pathologie hyperalgique qui doit y faire renoncer).
Elle s’effectue mandrin en place, le malade respirant doucement.
Il faut veiller à ne pas forcer vers l’avant après avoir franchi
le canal anal : la prostate ou le col utérin peuvent être sensibles.
Le malade respire doucement. Le mandrin est retiré.
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Introduction douce de l’anuscope.
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L’introduction s’effectue mandrin en place,
le malade respirant doucement.
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Le mandrin est retiré.
On examine, au retrait, le bas de l’ampoule
rectale et le canal anal.
Muqueuse normale.
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Hémorroïdes.
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On termine l’examen en essuyant l’anus
et le périnée avec un coton ou une compresse.
Une fois l’examen terminé, le malade se lève doucement
(malaise vagal possible).
Conclusion |
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En
conclusion, l’examen proctologique simple, rapide est en général
bien accepté, d’autant que le patient a été mis en confiance par
son médecin. Il permet le plus souvent d’évoquer le diagnostic de
la maladie proctologique et d’orienter ainsi la thérapeutique.
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